Novembre 2024.
J’en ai marre. Marre de prendre du poids sans réussir à stopper cette progression. Et pourtant, je connais par cœur ce qu’il faut faire. Donc je fais… mais ça ne marche pas. Résultat : découragement total.
Au détour d’un échange avec Marjorie, je laisse échapper mon ras-le-bol. Elle me propose alors un accompagnement à la perte de poids. Pourquoi pas… mais franchement, je connais les bases comme ma poche. La prise de poids, les principes, les règles : tout ça, je maîtrise et je peux les réciter les yeux fermés.
Je décide d'essayer quand même. Et là… quelques échanges animés s’ensuivent, du genre où chacun campe sur ses certitudes… surtout moi. Parce que ce que Marjorie me dit et me demande de faire va à l’encontre de tout ce qu’on m’a répété pendant des années. J’ai lu, j’ai appris, j’ai longtemps été suivie par un médecin endocrinologue-nutritionniste… donc je sais.
Et puis, elle m’embrouille, en plus.
Moi, je raisonne glucides et lipides et calories ; Marjorie me parle de protéines (ou du moins, c'est ce que je comprends).
Le médecin disait « crudités à volonté » ; Marjorie les limite.
Mon petit-déjeuner se résumait à du pain légèrement beurré et du café ; voilà qu’il faut en revoir complètement la composition. Mais moi, j'ai peur d'avoir de grosses fringales en cours de matinée !
Je suis vraiment bousculée. Mais comme je n’ai, au fond, rien à perdre, j’accepte d’essayer quinze jours. Après tout, il sera toujours temps de constater que ça ne fonctionne pas et de revenir aux sacro-saints fondamentaux.
Le démarrage n’est pas totalement facile. Ma belle coupe quotidienne de crudités me manque. Changer certaines habitudes me coûte aussi. Mais, en dehors de ça, tout va bien, et surtout, je n'ai pas de grosses fringales, ce que je craignais le plus
Premier passage sur la balance, deux semaines plus tard, comme convenu : – 2 kilos.
Ah bon ??? Ben… si ça marche un peu, autant continuer alors un peu aussi : ce sera toujours ça de pris.
Deux semaines plus tard, nouveau verdict : – 1 kilo.
Prise des mesures : affinement de la silhouette partout.
Bon... Eh bien… continuons donc encore un peu.
De quinzaine en quinzaine, balance et mètre ruban confirment la tendance. Toujours les mêmes constats.
Et, surprise : je ne rencontre pas ces fameux paliers de stagnation dont on parle partout. Même si, très logiquement, la perte de poids dans le temps a été plus douce qu'au démarrage… plus douce, mais continue.
Février 2026.
Seize mois ont passé. Et si j’écris aujourd’hui, c’est parce que je viens d’atteindre la perte de 20 kilos. Sans médicaments, de façon totalement naturelle et, au final, sans frustration.
Je suis passée d’une taille 50-52 à une taille 44.
Et surtout, le plus important : je suis sortie de l’obésité et j’ai nettement diminué mon IMC. J'ai perdu beaucoup de masse graisseuse et pris de la masse musculaire (car en perdant du poids, j'ai pu être plus mobile et me remettre à ma marche). Pari gagné. Car l’enjeu était avant tout un enjeu de santé : préserver mon autonomie, ma santé et mon espérance de vie.
Deuxième étonnement : j’avais beaucoup entendu dire qu’après la ménopause, perdre vraiment du poids, c'était très compliqué.
Je ne pense pas être au bout de l’aventure. Pour le moment, mon corps ne manifeste pas vouloir s’arrêter là. Je suis en forme, je bouge beaucoup plus, j’ai davantage d’énergie… que du bonheur.
La perte de poids est progressive et j’ai le sentiment qu’elle sera durable.
Tout au long de ce parcours, Marjorie a été là. Présente, attentive, constante. Elle m’a accompagnée (et ce n’est pas fini) avec bienveillance. Elle m’a encouragée dans ce que je mettais en place, rassurée les semaines où la perte de poids était moindre (me montrant que pour autant la silhouette continuait à s'affiner et la masse musculaire à progresser), a toujours pris le temps d’échanger quand je l’interrogeais sur certains aspects.
Marjorie m'a bien sûr amenée à revisiter les bases de la perte de poids, mais bien au-delà d'un discours théorisé, elle a observé, questionné, réajusté pour que cela soit sans frustration selon ce qui était important pour moi.
Alors merci, Marjorie. Vraiment. Un grand merci.


